La Généralisation Des Arnaques Au Crédit

La Généralisation Des Arnaques Au Crédit

Depuis l'arrivée du crowdfunding en Europe, un nouveau schéma d'escroquerie s'est rependu sur internet à travers Dénonçer les fausses annonces de crédit rapide réseaux sociaux et sur les messageries électroniques : de prétendus prêts en ligne accordés en un rien de temps, sans aucun apport, sans garanties et par des personnes se présentant comme des investisseurs particuliers. Il s'agit bien sûr d'une arnaque, mais le déluge de fausses annonces sur ces sites permet de visualiser l'étendue de la situation. Conséquence: un certain nombre d'internautes sont tombés dans le piège du fait de cette escroquerie.

Comment procèdent-ils ?

Faire croire à une promesse d'argent rapide

L’escroquerie au crédit rapide est présentée sous la forme d'une histoire plus ou moins crédible. Pour l'escroc, cette phase est capitale car il sait que la réussite de sa tromperie est en partie due à la croyance ou non en son histoire. Lorsqu'il veut attirer le plus fort nombre de personnes possibles, il fait écrire et publie une annonce sur des plateformes à forte fréquentation comme Facebook ou Twitter. Certains posts populaires ne modèrent pas les sections de commentaires visibles par tous, ce qui devient alors un terrain privilégié des escrocs.

D'abord, l'escroc se présente en tant que personne disposant d'un héritage qu'elle voudrait faire fructifier par l'octroi de crédits avec un taux d'intérêt très concurrentiel. Parfois, il prend l'identité d'un retraité rentier qui désire sortir du système financier traditionnel afin de transmettre l'image d'un homme noble qui aspire à tirer tout le monde vers le haut. Ce stratagème poursuit un but précis : profiter de la détresse financière des gens crédules en expliquant qu'un financement est encore possible, même avec peu de revenus. Il propose de leur octroyer un prêt, même s'ils ont déjà des prêts à rembourser. Une fois la demande validée, l'escroc promet le virement de l'argent sous24h avec des durées de remboursement pouvant monter jusqu'à plusieurs dizaines d'années.
S'il peut paraître clair pour la plupart des gens que des propositions de ce type sont inconcevables, il n'en reste pas moins que des personnes se trouvant au pied du mur financièrement peuvent se faire avoir à cause de cette promesse de prêt rapide qui les aveugle.

Faire croire au sérieux de la démarche

Sur la toile, tout le monde peut usurper une identité avec plus ou moins de créativité. C'est ainsi qu'opèrent les escrocs au crédit qui créent de toute pièce un faux personnage qui viendra appuyer leur scénario. Dans un premier temps, ils donnent un nom et prénom qui sonne français à leur personnage. On évite donc les noms ou prénoms exotiques qui pourraient faire fuir certains. Il faut que la victime ait le sentiment que l'investisseur habite sur le même territoire qu'elle. Dans un script bien pensé, notre faux prêteur peut se transformer en une personne avec un âge avancé ou fraîchement retraitée. Certains vont jusqu'à exiger des fiches de paie à sa future victime, d'autres préfèrent lui demander de donner des réponses à des questions sur sa vie professionnelle. Pour accroître encore plus sa crédibilité, notre escroc prendra le soin de concevoir de multiples faux profils avec lesquels il postera de faux témoignages qui serviront à faire l'éloge de la proposition.

Donner suite à toutes les demandes

Quand la cible est convaincue du sérieux de la démarche, notre escroc peut maintenant passer à l'action. Il lui explique alors qu'il approuve sa demande de de prêt, mais réclame en retour le paiement de frais de dossier par mandat avant de boucler définitivement la procédure. Ces frais divers peuvent représenter quelques centaines d'euros et viennent compenser le temps passé par le prêteur à étudier sa demande. Ces frais divers sont, d'après lui, strictement nécessaires pour libérer le prêt. Si la victime accepte, notre escroc lui ordonnera ensuite de s'acquitter d'une prime d'assurance de prêt obligatoire. Sauf que, la victime ne recevra pas son prêt et notre escroc encaissera l'argent avant de disparaître de la circulation.


De quelle façon prévenir ces pratiques ?

En France, tout le monde n'a pas l'autorisation pour accorder un prêt et le crédit entre particuliers reste une activité réglementée. Si un individu ou un groupe fait de la vente de services bancaires en ligne, le site doit impérativement afficher ses informations légales et les conditions générales. Pour obtenir le statut d'établissement de crédit, un organisme doit être en possession d'un agrément de L'Autorité de Contrôle Prudentiel et d'une inscription à l'ORIAS. N'importe quel site de prêt entre particuliers doit nécessairement être en possession de ces agréments, dans le cas contraire, il s'agit clairement d'une arnaque.

De plus, il faut savoir que les délais d'obtention d'un emprunt ne sont pas aussi rapides et qu'il faut (à peu près) 15 jours avant l'obtention des fonds sur son compte bancaire. Et même si une personne avait un capital à placer de cette façon, il ferait une profonde et longue analyse de toutes les demandes avant de fixer son choix sur les plus solides.
Enfin, un établissement financier n’octroierait en rien un quelconque crédit (personnel, renouvelable ou immobilier) à un individu inscrit au FICP de la Banque de France pour impayés.